Les différentes ethnies à Baraka.

S’il est vrai que le brassage des diverses ethnies d’un pays ou d’une communauté contribue à sa richesse culturelle, Baraka est particulièrement bien doté à ce niveau car plus de huit (8) ethnies s’y côtoient. Nous sommes allés à la rencontre de certains d’entre eux.

Baraka avec sa superficie de 10600m2 comporte différentes ethnies (les peulhs qui ont des origines de la Guinée et des peulhs des régions Podor ou de Matam, des sérères qui sont de la région Diourbel, des wolofs, les jolas et les ndiagos qui viennent de la région de la Casamance, des maures de la Mauritanie, des bassaris de la région de Kédougou) y vivent plus ou moins bien représentés en nombre, mais tous porteurs de particularités et de coutumes qui leur sont propres.

Ces ethnies dont les peulhs et les sérères sont majoritaires de par leur nombre cohabitent dans ce quartier dans l’harmonie, la solidarité, la joie et la paix avec des cultures aussi différentes qui se transmettent de génération en génération. Malgré la diversité ethnique, il n’est pas aisé de distinguer le peulh du sérère car un peulh sait s’exprimer en langue sérère et vice versa.

rps20160517_201729On ne peut pas parler d’ethnie sans culture qui se définit comme étant l’ensemble des habitudes et aptitudes acquises par l’homme. Cela comprend tant à la fois des connaissances, des croyances, des normes et du savoir-faire. La culture peulh et sérère se ressemblent sur certains points par exemple leurs pagnes et la majeure partie de leurs valeurs humaines, car ces deux ethnies sont des cousins (spécificité culturelle et ethnique sénégalaise) ce qui fait qu’ils se taquinent mutuellement.

Jadis les sérères vivaient en communauté dans la région de Diourbel. Les Sine Sine (sérères habitant dans le Sine (1)) s’occupaient de l’agriculture et l’élevage et les Baol Baol (sérères habitant le Baol (2)) qui exerçaient dans le domaine du commerce, ce qui les poussent à rejoindre les grandes villes pour chercher du travail c’est ainsi que certains ont fini par habiter à Baraka. Les sérères sont reconnues en majeure partie par leurs teins très noirs et leurs bravoures dans le travail.

rps20160517_202036 Les peulhs eux sont reconnues par leurs teins claires et par la beauté de leurs femmes. Ils exercent en majeure partie l’élevage pour les peulhs de Matam et le commerce pour les peulhs de Guinée. La langue peulhs (appelée communément pulaar) est beaucoup parlée en Afrique de l’ouest. Ce sont des gens braves et très travailleurs avec une réelle facilité d’intégration.

Avec tous ces différences culturelles à Baraka, sa population vit en communauté plus unie que jamais pour son développement.

Au Sénégal, la diversité culturelle fait de notre pays un pays spécial dont sa communauté vit dans la paix et la tolérance grâce à nos liens de parenté ethnique et culturels. On peut dire c’est pour cela qu’a Baraka on observe une si belle harmonie malgré la pauvreté et les soucis quotidiens.

 

1 : ancien nom de l’actuel région de Fatick au Sénégal.
2 : ancien nom de l’actuel région de Diourbel au Sénégal.

Please click here for the English version.

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