Cadre de vie de la population de Baraka

La population de Baraka est essentiellement composée de familles nombreuses avec une moyenne de quinze personnes par famille. Ceci accentue la précarité dans laquelle ils vivent. Par manque d’espace et de logements à Baraka, une grande partie vit dans des conditions extrêmes dans des propriétés privées abandonnées. Nous sommes allés à leur rencontre.

Malgré les 9200 m2 de terre occupée, tous les habitants de Baraka n’ont pu être logé. Certaines familles ne bénéficiant pas de cet espace pour y vivre, se sont installées dans une maison d’une superficie de 450 m2 à côté de Baraka et qui est en arrêt de travaux depuis dix longues années, et ne disposant ni d’eau ni d’électricité.

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Alassane BA

M. Alassane BA, âgé de quarante ans, polygame et père de six enfants vit dans cette maison avec sa famille. Il a quitté BARGNY* pour venir habiter à Baraka. Il nous a fait savoir que les habitants de cette maison sont en fait des locataires qui s’acquittent d’un paiement mensuel de 22000 FCFA pour chaque chambre louée. Il gagne sa vie grâce à son travail de peintre. Ses deux épouses vivent ensemble avec ses enfants dans deux chambres.

Vingt familles vivent dans cet espace dans des conditions très difficiles. Pour s’acquitter des frais de location, certains sont obligés de limiter le nombre de repas et les dépenses. Ils passent toutes leurs journées devant leur maison, car l’espace y trop étroit et ne leur permet pas d’y rester. La surpopulation y entraine une insalubrité et un manque d’hygiène insoutenable.

La majeure partie des enfants habitant dans cette maison abandonnée ne sont pas scolarisés, car d’après M. BA, les parents se soucient plus de leur survie que de la scolarisation de leurs enfants, qui d’après eux n’entrainera qu’une augmentation de leurs charges. Ceci fait que ces enfants passent leurs journées à errer dans les rues et à quémander dans les quartiers voisins.

La cohabitation est parfois difficile avec les habitants des cités voisines a cause de l’occupation des voies publiques. La population de Baraka vit dans les mêmes conditions que ces familles. À Baraka les parents partagent dans leur majorité leurs chambres avec leurs enfants, parfois même avec leurs petits enfants jusqu’à l’âge de 15-17 ans à cause du manque d’espace.

Etant donné que l’espoir fait vivre, ces familles dont nous sommes allés à leur rencontre espèrent des lendemains meilleurs avec la « nouvelle cité Baraka » car ils vivent dans l’inquiétude et la peur d’être exclus du jour au lendemain par le propriétaire de la maison abandonnée.

*Banlieue de la ville de Dakar

Voici quelques exemples de photos

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